Recherche : l’expression des gènes modifiée par le stress vécu in utero

Recherche : l’expression des gènes modifiée par le stress vécu in utero

Les maltraitances et autres formes de stress vécu durant l’enfance, voire in utero, exposent à un risque accru de problèmes de santé à l’âge adulte.

On constate notamment un certain nombre d’anomalies anatomiques et fonctionnelles entrainant des problèmes de mémoire et de gestion des émotions, mais également des modifications de l’ADN ainsi que des mutations épigénétiques, c’est à dire de l’expression des gènes.

Si ces modifications sont transmissibles aux générations suivantes, elles peuvent être réversible par un changement de contexte social ou psycho-affectif.

C’est ce que démontre l’article “Les maltraitances de l’enfance laissent des cicatrices dans l’ADN” rédigé par Cyril Tarquinio, de l’Université de Lorraine, Camille Louise Tarquinio, de l’Université de Lorraine, Julien Thomasson, de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et Marion Trousselard, de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA).

On y apprend qu’entre autres, la mémoire, l’anxiété et la gestion des émotions sont durablement influencées par le stress et la maltraitance vécue depuis aussi tôt que la grossesse.

Le bien-être de la mère dès le début de la grossesse, l’existence d’un contexte parental positif apparaît déterminant pour la vie de la personne à naître, soulignant l’importance des 1000 premiers jours.

Pour lire l’article, cliquez ici.

Vous devriez aussi aimer
Afficher plus

Royaume-Uni : éducation sexuelle et affective dans un monde post-séculier

Direction Birmingham et Sheffield. Des chercheurs britanniques se sont penchés sur la reception de l’éducation sexuelle et affective parmi les jeunes issus d'un milieux religieux et leurs parents dans le contexte de la société post-séculière britannique. Les résultats de cette enquête soulignent le besoin de délicatesse, de respect, de connaissance et d’équilibre dans cet enseignement perçu comme nécessaire et désiré par une majorité d’entre-eux. Une recension par Familles Durables.
Afficher plus

Raymond Debord et les 58% de Français “opposés ou effrayés par le mariage”, regards d’un sociologue

Publié le 5 mars 2024, le baromètre réalisé OpinionWay et commandé par l’organisme de crédit à la consommation Sofinco, intitulé "Entre inflation et sobriété : quelle place pour les mariages" met la lumière sur la manière dont les Français et les Françaises perçoivent l'institutionnalisation de la conjugalité. À cette occasion, Familles Durables a interrogé Raymond Debord, sociologue et spécialiste de la famille. Mobilisant une sociologie marxiste, Raymond Debord analyse les questions et les items du baromètre, posant un regard très personnel et critique sur “l’ordre productif néolibéral”, ses rouages, ses acteurs et ses répercutions sur la société. Par cet entretien, Familles Durables ambitionne de faire résonner des opinions parfois non concordantes pour nourrir une discussion essentielle. Raymond Debord est l’auteur de “Faut-il en finir avec la famille ?” (2022) et de “L’individu contre la société” (2023).