La neuroplasticité induite par la paternité confirmée

Si l’on connaît les effets biologiques de la maternité sur la structure du cerveau des mères. C’est au tour du cerveau des jeunes pères d’enfin bénéficier d’une étude qui confirme les modifications neuronales induites par l’arrivée d’un enfant.

La neuroplasticité induite par la paternité confirmée

Si la maternité biologique et les implications hormonales sur le cerveau sont connues des scientifiques, Magdalena Martínez García et Darby Saxbe ont démontré que la naissance d’un enfant impliquait également des effets neuroplastiques chez leurs pères.

Nous avons trouvé plusieurs changements significatifs dans le cerveau des pères du prénatal au post-partum qui n’ont pas émergé chez les hommes sans enfant que nous avons suivis au cours de la même période”, ont rapporté les chercheuses.

Aux États-Unis, le temps passé par les pères aux soins et à l’éducation de leurs enfants a triplé au cours des 50 dernières années. Cette augmentation est encore plus forte dans les pays ayant augmenté la durée du congé paternité rémunéré, comme l’Allemagne, l’Espagne, la Suède, et l’Islande. De plus en plus, la recherche démontre que les enfants bénéficiants de pères impliqués ont une meilleure santé physique, et font preuve d’une meilleure performance cognitive.

L’étude démontre que les changements sont plus importants à mesure de la durée du congé paternité, permettant aux jeunes pères d’être plus sensibles aux signaux envoyés par le nourrisson.

Pour accéder à l’article en anglais sur le site de The Conversation, c’est par ici.

Pour accéder à l’article en français sur le site de l’ADN, c’est ici, et pour l’article sur le site de France TV info, c’est par là.

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