Recherche : l’expression des gènes modifiée par le stress vécu in utero

Les maltraitances et autres formes de stress vécu durant l’enfance, voire in utero, exposent à un risque accru de problèmes de santé à l’âge adulte.
On constate notamment un certain nombre d’anomalies anatomiques et fonctionnelles entrainant des problèmes de mémoire et de gestion des émotions, mais également des modifications de l’ADN ainsi que des mutations épigénétiques, c’est à dire de l’expression des gènes.
Si ces modifications sont transmissibles aux générations suivantes, elles peuvent être réversible par un changement de contexte social ou psycho-affectif.
C’est ce que démontre l’article “Les maltraitances de l’enfance laissent des cicatrices dans l’ADN” rédigé par Cyril Tarquinio, de l’Université de Lorraine, Camille Louise Tarquinio, de l’Université de Lorraine, Julien Thomasson, de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et Marion Trousselard, de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA).
On y apprend qu’entre autres, la mémoire, l’anxiété et la gestion des émotions sont durablement influencées par le stress et la maltraitance vécue depuis aussi tôt que la grossesse.
Le bien-être de la mère dès le début de la grossesse, l’existence d’un contexte parental positif apparaît déterminant pour la vie de la personne à naître, soulignant l’importance des 1000 premiers jours.