Une baisse des taux d’intérêt de 1% augmente la fécondité de 2%, selon la Banque d’Angleterre

Baby or not baby, that is the question. Telle est la question que devraient se poser, à en croire un document de travail daté de 2019 et publié par la Banque d’Angleterre, les décideurs politiques en charge de la politique monétaire. Dans le contexte de la réflexion sur la chute de la natalité et du désir d’enfants non-réalisé par les couples, Familles Durables partage des données fondées sur des études probantes.

Une baisse des taux d’intérêt de 1% augmente la fécondité de 2%, selon la Banque d’Angleterre

Baby or not baby, that is the question. Et

Selon un document de travail daté de 2019 préparé par Fergus Cumming et Lisa Dettling pour la Banque d’Angleterre, une baisse des taux d’intérêt de 1% aurait pour effet d’augmenter la fécondité de 2%.

Outre-Manche comme dans l’hexagone, la question des leviers à actionner pour permettre aux couples de réaliser leurs désirs de fécondité est désormais au coeur du débat public.

Politiques monétaires et décisions des ménages

Selon les auteurs, “les économistes et les décideurs politiques ont longtemps débattu de la question de savoir comment et dans quelle mesure la politique monétaire affecte l’économie réelle. Le rôle de la prise de décision des ménages est un élément central de ce débat.

Il a été reconnu depuis un certain temps que ce qui affecte le plus fortement les ménages dans le contexte de la politique monétaire est le taux d’intérêt hypothécaires”, précisent-ils. “En effet, un certain nombre d’articles scientifiques récents ont documenté que lorsque les taux d’intérêt hypothécaire et les versements hypothécaires prévus baissent, les familles augmentent leurs dépenses en biens de consommation

Selon l’estimation des auteurs, la politique monétaire du Royaume-Uni entre 2008 et 2009 aurait donné lieu à la naissance de 14 500 enfants additionnels en 2009.

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